mardi 15 avril 2008

Nostalgie...Nostalgie ?






Nostalgie ? Mais pourquoi donc ?



Je vis 300 jours par an au soleil , alors ??

Alors, parfois, il m'est difficile de supporter les assauts de vents violents, les périodes de fortes chaleurs, cette lumière éblouissante, un air perpétuellement sec ..



Difficile de me sentir comme aggressée...Et la douceur d'une humidité qui flotte dans l'air , une ambiance feutrée où les bruits sont parfois étouffés dans une brume flottante m'envahit souvent.


Il me revient parfois à l'esprit , des promenades , le Dimanche, dans la brume, dans la bruine,qui nous mouille jusqu'aux os, disons le dans la pluie...et n'y-a-t-il pas un peu de bonheur à se promener dans la pluie... ? Sinon dans certaines régions , serions nous condamnés à rester enfermés... ?


Nous avançons dans ce sous-bois silencieux, à peine entend-on les bruits de nos pas... L'horizon apparait, disparait successivement , nous sommes
dans les nuages...



Soudain un peu de clarté :" Tiens, dit mon père, nous sommes déjà arrivés ici "?


J'ai encore en tête des après-midi dans les bois , encapuchonnée dans une grande cape de laine que la pluie rendait de plus en plus,lourde au fur et à
mesure de cette promenade .



Douce sensation de la fine pluie caressant chaque recoin du visage..Douceur d'une caresse humide sur la peau , le haut du front... suintement le long des sourcils qui va jusqu'à la naisssance des lèvres comme pour y cueillir un sourire..

Quand à mes pieds solidement "galochés de semelles de bois",ils fouillent le sol pour y soulever les odeurs de glands, de feuilles pourries...Ils se trainent dans un bruissement de vieux papiers: feuilles, brindilles, dentelles de végètaux décomposés...Promesses d'une re-naissance.
Mes petites jambes laissent filer loin devant moi le groupe, intrus dans ce bois , pour me décrocher de leurs discours adultes et philosophiques .

Enfin, je suis seule, invitée privilégiée dans le secret bruissement, un souffle léger m'offre la musique des feuilles qui s'égouttent sur le sol.Contre un tronc , je me blottis, sa peau est rugueuse, et il me plait d'imaginer qu'elle protège tout un petit peuple à l'abri du froid.



Bruissement de plumes, cris d'oiseaux, je me hasarde à leur répondre, un dialogue s'installe.Et discrètement, poliment, je quitte ce monde secret.


Le thé brûlant me réveille, la promenade terminée, de retour à la maison, je suis silencieuse .Loin de mes compagnons de l'après-midi,qui ne cessent de "refaire le monde" je reste volontairement dans ma semi-rêverie au coeur du brouhaha familial !



6 commentaires:

Sylvie L. a dit…

j'ai beaucoup aimé lire ton texte,et je suis tout à fait en accord avec toi, c'est la diversité qui fait la vraie richesse, celle du temps comme les autres.
ta réalisation textile est très belle
bises

Anonyme a dit…

Ce que tu dis est joli, ce que tu montres ne l'est pas moins. C'est du rêve pur.Bravo Nicole
anne
http://quilt007.free.fr

joelle lg 91 a dit…

Une prose qui me touche..comme ton patch
Très beau
Joëlle

Odile a dit…

Quel joli ouvrage textile . J'aime beaucoup ce montage. Et quel magnifique texte pour l'accompagner. Félicitations et Bonne continuation. odile

Monique Antoine a dit…

J'aime beaucoup cet ouvrage textile, tant par sa "nostalgie" que par ses couleurs, et alors... pour couronner le tout : le texte.
Bravo.

Potiron a dit…

Cet ouvrage est vraiment trop beau, resplendissant, puissant, bref si vous ne l'avez pas compris, je l'adore!!!!!

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